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samedi 14 juillet 2012

Dead on the Delta de Stacey Jay

ANNABELLE LEE ▪ TOME 1.
Éditions Pocket Books. 389 pages.

So much danger, so little time...

Once upon a time, fairies were the stuff of bedtime stories and sweet dreams. Then came the mutations, and the dreams became nightmares. Mosquito-size fairies now indulge their taste for human blood—and for most humans, a fairy bite means insanity or death. Luckily, Annabelle Lee isn’t most humans. The hard-drinking, smart-mouthed, bicycle-riding redhead is immune to fairy venom, and able to do the dirty work most humans can’t. Including helping law enforcement —and Cane Cooper, the bayou’s sexiest detective— collect evidence when a body is discovered outside the fairy-proof barricades of her Louisiana town.

But Annabelle isn’t equipped to deal with the murder of a six-year-old girl or a former lover-turned-FBI snob taking an interest in the case. Suddenly her already bumpy relationship with Cane turns even rockier, and even the most trust-worthy friends become suspects. Annabelle’s life is imploding: between relationship drama, a heartbreaking murder investigation, Breeze-crazed drug runners, and a few too many rum and Cokes, Annabelle is a woman on the run—from her past, toward her future, and into the arms of a darkness waiting just for her...

J'ai commencé ce premier tome bien avant d'avoir lu Juliette Forever du même auteur qui m'a laissé un ressenti du genre "sympa mais sans plus". Et puis je me suis arrêtée pour en lire un autre à côté, qui me tentait énormément et j'ai fini par en enchaîner plusieurs d'affilée, notamment JF ci-dessus. Je ne sais pas si c'est cela qui m'a bloquée, arrivée à la page 56, mais j'ai du me pousser pour reprendre ma lecture au bout de plusieurs semaines.
Et heureusement d'ailleurs ! Parce que passées les premières pages à réapprendre à connaître Annabelle, force est de constater que j'ai adoré ! Franchement pour moi il y a pas photo, à choisir entre le premier tome de sa série young adult ou celui de sa série d'urban fantasy, je choisis la dernière.

Annabelle, parlons-en !
Il faut savoir que c'est une héroïne pas tout à fait comme les autres. En effet, on s'aperçoit très vite que la jeune femme boit beaucoup, pour contenir ses émotions notamment, même lorsqu'elle va travailler. Elle fait beaucoup dans le sarcasme, et il lui arrive de se comporter comme une peau de vache. Cela étant, je l'ai trouvée hyper attachante. Elle a un passé particulier qui aide à comprendre comment et pourquoi elle en est arrivée là. Alors oui, elle n'a peut-être pas toujours pris les bonnes décisions, mais tous ses défauts ne font que la rendre plus humaine.

Annabelle est également naturellement immunisée contre le venin des fées, et c'est là le second atout de ce roman. Comme le dit le résumé, auparavant les fées ne peuplaient que contes et rêves des enfants. Et puis ces fées ont subi une mutation et les rêves sont devenus des cauchemars. Avides de sang humain, la moindre morsure pour qui ne serait pas comme Annabelle est fatale. Et grâce à elle, on assiste en direct live à l'attaque de ces petites créatures vicieuses. Autant dire qu'il y a de quoi frissonner !

Quant l'intrigue, je n'ai strictement rien vu venir. J'ai eu un certain nombre de suppositions au cours de ma lecture mais les révélations finales m'ont laissée bouche-bée, faut dire ce qui est. Je ne m'attendais pas du tout aux motivations du tueur, et comme Annabelle je me suis sentie furieuse.
Sans parler de Tucker et du Big Man, j'aimerai vraiment savoir qui ils sont, ce qu'ils font et ce qu'ils veulent précisément d'Annabelle. Voilà un mystère qui me rend très curieuse de lire la suite !

lundi 9 juillet 2012

Juliette Forever de Stacey Jay

JULIETTE FOREVER ▪ TOME 1.
Éditions Milan (Macadam). 341 pages.

Oubliez tout.

Oubliez Roméo qui se tue pour Juliette.
Oubliez Juliette qui se tue pour Roméo.
La vérité ? Les deux amants sont devenus immortels... mais ennemis à jamais. Depuis quatre siècles, Roméo s'acharne à séparer ceux qui pourraient s'aimer, quand Juliette doit tout faire pour les réunir.

Entre les deux anciens amants, tous les coups sont permis. Car l'amour à fait place à la haine. Pour toujours. Vraiment ?


Juliette Forever, comme l'indique le résumé du livre, porte sur deux personnages très connus que sont Juliette et Roméo, les amants maudits de Shakespeare. Mais, et c'est là toute l'originalité du roman à mes yeux, si Roméo et Juliette sont bien passés de l'autre côté, ils n'en sont pas pour autant morts et enterrés. Immortels, l'une œuvre pour le Bien tandis que l'autre se retrouve dans le camp adverse à tout faire pour contrecarrer ses plans.

Malgré quelques incursions du côté des pensées de Roméo, c'est bien Juliette que nous suivons dans ce premier tome. Le début est très très bon. Le premier chapitre bien que tout petit (3 pages à vrai dire) nous donne un aperçu de ce qu'ont été les deux amoureux à l'époque de leur histoire, avant que tout ne dérape. Quant aux chapitres suivants qui nous font faire un bond dans le temps, ils nous dévoilent la mission actuelle de Juliette. Et l'action ne se fait pas attendre puisque Roméo fait aussitôt son apparition. Après ça, disons que mon enthousiasme est plus ou moins retombé comme un soufflet.

Ce qui m'a gêné chez Juliette et dans l'ensemble du livre, c'est sa romance avec Ben. Je suis quelqu'un d'assez fleur bleue, j'aime les histoires d'amour et les fins heureuses, mais j'ai du mal à concevoir qu'on puisse tomber amoureux dès le premier regard. De l'attirance, du désir je ne dis pas, mais de l'amour ? Ça me laisse assez sceptique en général et pourtant, sans avoir d'exemple précis en tête, je sais que j'en ai lu des histoires où les personnages tombent rapidement amoureux. Là, dans le contexte, ça m'a semblé un peu vite à mon goût. D'autant que Ben, le gentil latino incompris, me paraissait un peu cliché. Cela dit ça ne m'a pas non plus tant gênée que ça, Juliette Forever reste une lecture appréciable.

Autre chose chez Juliette qui m'a fait lever les yeux quand je l'ai appris, c'est la manière dont elle s'est voilé la face pendant sept cent ans au sujet de sa propre mort. Non franchement, ce n'est même plus se voiler la face, c'est se mentir à soi-même et vivre volontairement dans le déni. Roméo est loin d'être le saint des saints mais pour le coup une petite partie de la haine de Juliette m'a semblé injustifiée. En parlant de Roméo d'ailleurs, sans l'avoir adoré j'ai apprécié son personnage. Il peut se montrer particulièrement cruel et mesquin, mais au final il a simplement perdu les pédales. Au vu de sa situation j'arrive à comprendre et bizarrement à compatir. Je pense que je lirai le tome suivant à l'occasion, puisqu'on le retrouvera justement.